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Rubriques Faits récents et informations utiles par Robert Colman Les fiducies de fonds à revenu fixe propulsent le marché des PAPE au Canada Les premiers appels publics à l’épargne (PAPE) ont atteint des niveaux records en 2002, selon un sondage annuel des marchés boursiers de PricewaterhouseCoopers. Le sondage révèle qu’un total de 69 PAPE (à l’exclusion des produits structurés) d’une valeur de 5,8 milliards de dollars ont été réalisés avec succès sur le marché en 2002. En 2001, 46 PAPE (à l’exclusion des produits structurés) d’une valeur de 2,1 milliards de dollars avaient été lancés avec succès sur le marché. « Une tendance discrète mais vigoureuse que nous avions relevée au début de l’année à l’occasion de notre sondage semestriel sur les PAPE s’est poursuivie avec une égale intensité pendant le reste de l’année, précise Eric Slavens, leader du Groupe des services PAPE de PricewaterhouseCoopers au Canada. À la fin de décembre, le marché des PAPE a atteint des niveaux records tant pour le nombre de PAPE que pour la valeur des opérations. Nombre d’observateurs de la scène financière ont semblé ne pas remarquer cette croissance sans précédent. Cependant, les totaux de fin d’année ont été vraiment impressionnants. » Le sondage de PricewaterhouseCoopers classe l’activité dans le domaine des PAPE à la Bourse de Toronto (TSX) et à la Bourse de croissance TSX selon neuf secteurs : services financiers, produits forestiers, sciences biologiques, mines, pétrole et gaz, produits (dont les produits de consommation et les produits industriels), immobilier, technologie et médias (dont les télécommunications et le divertissement) et les autres secteurs (dont ceux des transports, de l’environnement, des pipelines et des services publics). « Les fiducies de fonds à revenu fixe ont dominé l’activité dans le domaine des PAPE en 2002 et ont représenté 86 % de la valeur totale des PAPE. Il est intéressant de signaler que les fonds à revenu fixe ont été présents dans tous les secteurs du marché, à l’exception des sciences biologiques et des produits forestiers. Par conséquent, ils ont renforcé considérablement l’ensemble du marché des PAPE. C’est une bonne nouvelle pour les secteurs qui ont déployé des efforts au cours des deux dernières années pour regagner la confiance et l’intérêt des investisseurs », souligne Eric Slavens. SFK Pulp Fund (414,8 M$), Groupe TSX Inc. (341,6 M$), Bell Nordiq Income Fund (324,4 M$), InnVest Real Estate Investment Trust (300 M$) et Boralex Power Income Fund (250 M$) se sont classés parmi les cinq premiers PAPE en importance en 2002. Ces entreprises exercent leurs activités dans cinq secteurs distincts et quatre d’entre elles sont des fiducies de fonds à revenu fixe. Eric Slavens insiste sur le fait que l’engouement des investisseurs pour les fiducies de fonds à revenu fixe devrait être tempéré par la connaissance véritable des aspects sous-jacents de ces PAPE. « Au départ, on a constaté sur le marché que les fiducies de fonds à revenu fixe pouvaient donner un rendement très prévisible et un revenu stable aux investisseurs en privilégiant l’investissement dans des portefeuilles d’actifs parvenus à maturité, tels l’immobilier et les ressources naturelles, afin que les détenteurs de parts obtiennent un rendement supérieur. » « À l’heure actuelle, les fonds de titres à revenu fixe offerts sont présents dans toute la gamme d’activités économiques, de la restauration à la transformation du poisson, ajoute-t-il. Les rendements de ces fonds dépendent entièrement de la perfor-mance des entreprises sur lesquelles ils s’appuient. Les investisseurs disposent de nombreuses options lorsqu’ils achètent des parts de fonds de titres à revenu fixe. Toutefois, ils doivent lire le prospectus d’un œil vigilant et porter une attention spéciale à la section sur les risques. » La leçon à tirer de cela est claire. « Il faut savoir choisir le bon moment. Comme en témoigne le marché actuel, une entreprise prudente prépare avec soin son PAPE afin d’être prête à agir rapidement pour profiter d’un mouvement à la hausse », ajoute Eric Slavens. Pour en savoir plus, visitez le site www.pwcglobal.com. Reprise prudente de la confiance chez les sociétés québécoises de capital-risque Une reprise prudente de la confiance s’installe chez les gestionnaires des sociétés québécoises de capital-risque. C’est ce que démontre le plus récent sondage trimestriel de ce secteur, effectué conjointement par Samson Bélair/Deloitte & Touche et Réseau Capital : « Les sociétés québécoises en capital-risque manifestent des sentiments plus positifs par rapport à ceux exprimés au cours des deux sondages précédents. » Ce sondage vise à définir les attentes des investisseurs pour les six prochains mois et à mesurer leur niveau de confiance face au contexte économique en général, aux investissements prévus et aux secteurs privilégiés d’investissement. « Cette conclusion vient renforcer une tendance qui se profilait tranquillement », précise Serge Dubois, associé leader des Services-conseils financiers de Samson Bélair/Deloitte & Touche. « Un nombre croissant d’investisseurs prévoient le maintien ou l’augmentation des valeurs de sortie et de la valeur combinée des sociétés dans leurs portefeuilles. Ils prévoient aussi accorder plus de temps aux nouveaux investissements et à l’obtention de fonds additionnels », ajoute-t-il. Parmi les nombreuses conclusions issues du sondage, on révèle qu’une plus grande proportion des fonds sera attribuée aux nouveaux investissements, et ce, dans une période relativement plus courte. La vigilance persiste cependant chez les sociétés québécoises quant à l’évaluation des occasions d’investissement, alors que la qualité de la direction de l’entreprise et la capacité de celle-ci à générer des flux de trésorerie positifs figurent en tête des critères prioritairement recherchés par les investisseurs. « Le secteur manufacturier et celui des produits de consommation resteront les secteurs privilégiés par les investisseurs, explique Claude Miron, associé chez EdgeStone Capital et président de Réseau Capital, l’association des investisseurs québécois en capital-risque. Cette situation reflète très bien l’attention accrue des investisseurs sur les flux de trésorerie et les secteurs économiques qui offrent des perspectives de revenus plus tangibles », termine-t-il. Ce sondage sur la confiance des investisseurs québécois en capital-risque a été mené entre le 12 et le 23 décembre 2002; il est effectué sur une base trimestrielle. Un sondage parallèle a été réalisé pour l’ensemble du Canada par Samson Bélair/Deloitte & Touche en collaboration avec l’Association canadienne du capital de risque. Pour en savoir plus, visitez le site www.deloitte.ca. Des négociations houleuses dans le secteur public Cette année, d’après le document Industrial Relations Outlook 2003 publié fin janvier par Le Conference Board du Canada, les négociations collectives s’annoncent plus ardues dans le secteur public que dans le secteur privé. « Sur le plan des relations patronales-syndicales, les secteurs public et privé emprunteront des voies opposées, affirme Derrick Hynes, auteur du rapport. Alors que les employeurs et les syndicats du secteur privé collaborent pour faire face aux réalités actuelles du monde des affaires, les compressions effectuées par l’État au cours des années 90 ont envenimé les rapports patronaux-syndicaux dans le secteur. » En 2002, certaines provinces ont connu des grèves dans le secteur de la santé et dans l’administration publique. Comme, partout au pays, des groupes importants au sein des institutions et des organismes publics se présenteront à la table de négociations en 2003, il pourrait en résulter d’autres conflits et arrêts de travail. Encore une fois, les salaires constitueront le principal enjeu des négociations menées dans le secteur public. Dans l’ensemble, l’année 2003 s’annonce positive au chapitre des négociations collectives. Ainsi, 93 % des dirigeants d’entreprise interrogés récemment par le Conference Board ne prévoient pas d’arrêts de travail. Seulement 2 % s’attendent à ce que leurs activités soient perturbées. La plupart des chefs d’entreprise estiment aussi que les relations de travail resteront stables ou s’amélioreront d’ici un an ou deux. En 2003, selon le Conference Board, le principal enjeu patronal sera la souplesse en matière de description de postes, de recyclage et de restructuration pour faire face à l’évolution du monde des affaires. Les employeurs tenteront aussi d’accroître la productivité et de freiner la hausse des coûts des programmes d’avantages sociaux. Les syndicats demanderont aux employeurs d’améliorer la sécurité d’emploi et de bonifier les prestations de retraite des travailleurs âgés. Comme la forte croissance économique du Canada se poursuivra en 2003, les syndicats devraient aussi réclamer des hausses salariales. Pour en savoir plus, visitez le site www.conferenceboard.ca. Haute technologie Logiciel de gestion de la relation client pour les PME Microsoft Business Solutions a annoncé récemment le lancement nord-américain de son logiciel de gestion de la relation client (Microsoft CRM). Ce nouveau produit permet aux PME de soutenir et d’automatiser leur stratégie de relations avec la clientèle en les aidant à établir des relations durables et rentables avec leurs interlocuteurs les plus importants : leurs clients. Cette solution leur permet de profiter d’une technologie et de services auparavant réservés aux grandes entreprises disposant d’un budget important en TI. Le logiciel présente un tableau détaillé et à jour de toutes les interactions avec le client depuis le début de la relation. Il est accessible sous forme d’application navigable et par le biais du logiciel Microsoft Outlook. Microsoft CRM est la première application commerciale de Microsoft établie sur l’infrastructure Microsoft.NET. Le logiciel simplifie la connexion de systèmes disparates et améliore l’intégration à certains services Web externes, dont la vérification de la solvabilité, l’examen analytique et l’automatisation du marketing. Sa souplesse permet également aux PME de déterminer dans quelle mesure elles veulent automatiser et échanger leurs renseignements. « Nous prévoyons que Microsoft CRM jouera un rôle important dans les relations des entreprises avec leurs clients. Il répond aux besoins des PME, convient à leur budget et s’inscrit dans leurs ressources en TI, affirme Terry Petrzelka, président-directeur général de Tectura Corp., partenaire accrédité de Microsoft Business Solutions CRM. On peut aisément adapter ce logiciel pour combler une foule de besoins précis de nature verticale et sectorielle; il permet aussi la personnalisation avancée, l’intégration d’un code supplémentaire et des interfaces utilisateurs exceptionnelles. » Pour en savoir plus, visitez le site www.microsoft.com. Fiel et miel Des poursuites judiciaires Très intéressant, l’article de Vanessa Magness (« Prendre le virage vert peut être rentable ») vient enrichir les ouvrages et articles publiés récemment sur un sujet appelé à intéresser de plus en plus un grand nombre d’entreprises qui investissent davantage pour se conformer aux exigences environnementales. L’auteure explique que le cours des actions des entreprises américaines et canadiennes réagit différemment à l’annonce d’accidents environnementaux. Aux facteurs mentionnés par l’auteure s’ajoute certainement un autre facteur très important, soit le risque que des entreprises américaines soient obligées de payer des sommes considérables par suite de recours collectifs et de poursuites judiciaires dans plusieurs États qui sont reconnus pour accorder des règlements et des dommages-intérêts beaucoup plus élevés que le coût des amendes ou des pénalités imposées par l’administration publique. Les actionnaires d’Haliburton, par exemple, n’ont pas attendu de savoir si le gouvernement américain était justifié de présenter des demandes de règlement au sujet de la vente de garnitures de frein renfermant des fibres d’amiante par une filiale (Dresser, qui avait cessé d’utiliser de l’amiante dans ces produits bien avant la date de l’acquisition par Haliburton). Le cours des actions a aussitôt chuté de 80 % parce que les investisseurs prévoyaient l’ampleur des mauvaises nouvelles à venir. À l’heure actuelle, 200 000 demandes de règlement concernant l’amiante sont en instance devant les tribunaux. Au Canada, si le nombre de recours collectifs est en hausse, les tribunaux ne sont cependant pas portés à accorder des règlements aussi généreux. Le cours des actions ne réagit donc pas aussi fortement à ce genre de mauvaises nouvelles.
Kenneth Biggs, CMA, FCMA Nouveaux logiciels |