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Novembre 2008
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Idées neuves pour secteurs d’activité en mutation 

Les femmes CMA tirent parti de leurs connaissances diversifiées pour redresser des entreprises. Voici comment certaines d’entre elles exercent une influence déterminante sur leur milieu.

par Robert Colman et Julie Demers

Dans chaque numéro de CMA Management, nous essayons de représenter un large éventail de domaines où les comptables en management jouent un rôle stratégique de premier plan. Les quatre femmes d’affaires que nous vous présentons ce mois-ci ne font pas exception à la règle. Elles sont de véritables leaders dans les secteurs des ressources humaines, de l’immobilier, de la gestion universitaire et de la radiotélévision. Agents de changement au sein de leur organisation et de leur collectivité, elles sont des modèles du titre de CMA.


Corinne Tessier, CMA, FCMA, a consacré la majeure partie de sa carrière à la formation, sous une forme ou sous une autre. « Je suis passée de la comptabilité aux systèmes et processus — aussi bien dans les ressources humaines que dans l’aménagement organisationnel, indique-t-elle depuis son bureau de Calgary, en Alberta. À un certain moment, je me suis rendu compte que c’est dans les relations humaines que je pouvais exercer au mieux mon influence. »

Cette influence, elle a bel et bien su la faire agir en tant qu’experte-conseil en gestion au sein de Kootenay International Associates, société qu’elle dirige en partenariat avec Bob Toews. Mme Tessier aide les entreprises à mettre en place des pratiques de gestion et des systèmes d’organisation du travail novateurs. Elle collabore à la création de lieux de travail stimulants et productifs, qui attirent des employés de talent, les incitent à rester et les maintiennent sur la bonne voie.

« Une grande partie de mon travail consiste à aider les dirigeants à donner des directives claires aux employés, précise- t-elle. Si vous laissez une certaine marge de manœuvre aux gens et que vous les tenez responsables des résultats, vous obtiendrez une réaction. La création d’un environnement comme celui-là permet aux PME de surmonter plus facilement les obstacles à la croissance. »

L’un des concepts fondamentaux mis de l’avant par Corinne Tessier est « l’histoire de l’entreprise qui se fait », selon sa propre expression. Ce n’est pas l’équivalent du concept « vision, mission et buts » auquel se réfèrent si souvent les entreprises.

« L’évocation d’événements passés constitue un moyen fondamental et intuitif de rallier les employés aux valeurs de l’organisation », écrivait Mme Tessier dans le numéro de mars 2003 de CMA Management. « Les leaders et les employés qui racontent comment ils en sont venus à travailler pour l’entreprise... se sentent personnellement liés à un avenir commun. »

Corinne Tessier souligne que ce procédé d’échange, plus rapide et plus amusant qu’une approche classique, permet de tisser des liens plus facilement et crée un terrain propice à la croissance future. « Une fois que l’entreprise sait ce qu’elle veut, elle peut travailler avec les employés et les dirigeants, et l’on peut rédiger des déclarations de responsabilité, poursuit-elle. Celles-ci précisent les résultats que doivent atteindre les employés pour contribuer à l’histoire de l’entreprise. » Il ne s’agit pas d’une description de poste, mais plutôt d’un document qui place le changement et la croissance entre les mains de chaque employé.

Mme Tessier a appris la valeur de l’autonomie des employés dans son dernier poste, soit celui de directrice administrative de l’Alberta Women’s Enterprise Initiative (AWEI), un organisme à but non lucratif qu’elle a contribué à créer et qui offre un ensemble de programmes pour aider les femmes à se lancer en affaires en Alberta. Elle y supervisait cinq bureaux, 16 employés et plus de 100 bénévoles.

« Cette fonction représentait un gros changement par rapport à ce que j’avais fait jusque-là — c’était la première fois que je rendais compte à un conseil d’administration et ma première expérience au sein d’une organisation à but non lucratif, explique-t-elle. J’ai essayé de nouveaux modèles de gestion avec le personnel, lâchant la bride aux employés tout en leur donnant une idée claire de ce qu’ils devaient faire. La différence a été spectaculaire. L’organisme a commencé à prendre son essor. Ainsi, la personne responsable des communications est devenue une spécialiste des relations publiques et a augmenté substantiellement notre visibilité. Ce succès m’a incitée à voler de mes propres ailes. »

Corinne Tessier travaille maintenant à de nouveaux concepts sur les relations de travail hommes-femmes. « Les femmes et les hommes sont complémentaires au travail, et il faudrait encourager cette complémentarité, soutient-elle. Chacun apporte une vision différente qui solidifie l’entreprise. »

Même si elle semble loin aujourd’hui de l’univers de la comptabilité, Corinne Tessier fait valoir que sa formation de CMA l’a beaucoup aidée. « On y apprend toute la base des affaires, déclare-t-elle. La formation de CMA permet d’acquérir des compétences pratiques que l’on peut mettre à profit dans divers domaines. » 

L’aptitude de Mme Tessier à partager son savoir lui a valu de nombreuses distinctions : elle a été citée dans le Who’s Who canadien en 2000; l’Alberta Venture Magazine l’a désignée parmi les 50 personnes les plus influentes en Alberta en 1999; elle s’est retrouvée en nomination deux fois pour le titre d’Entrepreneur de l’année décerné par Ernst & Young dans la catégorie Soutien de l’entrepreneurship. Et cette année, elle a reçu le titre honorifique de fellow de La Société des comptables en management du Canada (FCMA). Toutefois, la marque de reconnaissance qui lui tient le plus à cœur est la coupe d’argent que lui a remise le premier groupe d’employés qu’elle a dirigé, et sur laquelle est gravée la mention « Patronne de l’année ».

Elle est fière du travail qu’elle accomplit et des résultats qu’elle obtient. « C’est très satisfaisant lorsqu’un dirigeant comprend enfin la situation et se rend compte que ses actions portent fruit et que son entreprise fonctionne à une vitesse supérieure. »


Au début de sa vie professionnelle, Yvonne Pinder, CMA, FCMA, a exercé le métier d’infirmière.

« J’ai décidé de retourner aux études pour obtenir un diplôme en commerce et je me suis découvert une passion pour la comptabilité, plus particulièrement pour la comptabilité de management », raconte-t-elle. Malgré le nouvel horizon professionnel que lui ouvraient un baccalauréat en commerce, un M.B.A. et un titre de CMA, Mme Pinder, qui n’avait rien perdu de son intérêt pour le secteur public, a passé la majeure partie de sa carrière à assumer diverses responsabilités en première ligne.

Actuellement, elle dirige le projet de gestion par centre de responsabilité à l’Okanagan University College (OUC) à Kelowna, en Colombie-Britannique. « La gestion par centre de responsabilité (GCR) est un modèle financier décentralisé, fondé sur des centres de profit, explique-t-elle. Chaque faculté gère ses propres revenus et dépenses. Alors, si elle réalise un profit pour l’année, elle peut le reporter sur l’exercice suivant, mais si elle enregistre un déficit, elle doit le combler d’une façon ou d’une autre.

« Cette méthode favorise l’es-prit d’entreprise, poursuit-elle. Les doyens prennent aussi plus de décisions à leur niveau. Il s’agit d’un bon facteur de motivation — contrairement à une approche du type “utilisez votre budget sinon vous le perdrez” qui peut conduire à des décisions non optimales. »

Les responsabilités d’Yvonne Pinder consistent à livrer un modèle macro-financier, à actualiser les études de prix de revient, à élaborer une grille de responsabilités pour soutenir le nouveau modèle d’affaires, à fournir une aide à la formation et au perfectionnement aux facultés et aux unités fonctionnelles, à concevoir de la documentation en ligne pour les politiques et pratiques de la GCR, et enfin à mettre à l’essai et à implanter un système budgétaire pluriannuel pour encadrer le modèle de gestion par centre de responsabilité.

Mme Pinder a trouvé un lieu de travail agréable au sein de l’établissement universitaire. Elle gère un budget de 90 millions de dollars et, bien que l’université soit petite, on prévoit que sa taille doublera au cours des dix prochaines années. « Les inscriptions ont augmenté de 16 % par rapport à l’année dernière », précise Yvonne Pinder.

Mme Pinder s’appuie sur une vaste expérience, notamment comme directrice financière du Saskatchewan Institute of Applied Science and Technology (SIAST), où elle a pu acquérir un large éventail de compétences. À la tête de 200 employés, elle supervisait les fonctions administratives de cet organisme scolaire provincial : finances, gestion des achats, technologie de l’information, services d’imprimerie, librairies, cafétérias, processus de gestion des locaux et du transport.

« Au SIAST, une part importante de mon travail consistait à gérer les ressources humaines, précise Yvonne Pinder. Au fil des différentes fonctions que j’ai exercées, j’ai pris de plus en plus conscience de l’importance des communications. Cet aspect était primordial au SIAST. J’ai tenu à l’intention de mes gestionnaires des séances de réflexion qui comportaient des exercices de synergie de groupe et de planification stratégique, et  j’ai fait de mon mieux pour tenir mon personnel au courant de ce qui se passait au sein de l’organisation. »

Les succès qu’elle a obtenus à ce poste ont eu des répercussions dans l’ensemble de l’organisation. Avant l’entrée en fonction de Mme Pinder, le vérificateur provincial avait adressé au SIAST une longue lettre de 16 pages de recommandations. Deux ans après son arrivée, le même vérificateur lui faisait parvenir une lettre exempte de recommandations de nature financière. Il a même souligné le travail de la directrice financière ainsi que celui de son équipe des finances à l’assemblée provinciale. Yvonne Pinder a aussi restructuré et centralisé la fonction financière, supprimant 15 postes de comptables et réduisant de 550 000 $ les frais administratifs.

Lorsque son mari et elle ont commencé à songer à un éventuel lieu de retraite, ils ont déménagé à Kelowna, où Mme Pinder a accepté en 1999 son premier emploi dans le secteur privé à titre de directrice financière et vice-présidente de l’Achievers Technologies Group of Companies.

« Il était intéressant pour moi de découvrir le secteur de la haute technologie et de me joindre à une entreprise privée à vocation internationale, ajoute-t-elle. Les compétences inhérentes à la formation de CMA se sont révélées très précieuses dans un tel environnement. Mes connaissances théoriques en comptabilité ont été essentielles, notamment pour traiter des questions de regroupement international, de prix de cession interne et de budgets en devises étrangères. »

Par la suite, la vie familiale et les déboires de la haute technologie l’ont ramenée brièvement en Saskatchewan, où elle est devenue directrice des services financiers intégrés au ministère de la Santé de la Saskatchewan, à Regina. L’un de ses principaux accomplissements dans ce poste a été l’amélioration du système d’information financière des districts de santé. Grâce aux efforts du comité de travail des directeurs financiers qu’elle a mis sur pied, les districts de santé ont été en mesure de présenter une information financière de meilleure qualité, sur laquelle le gouvernement a pu se fonder pour établir les demandes de crédits et d’augmentations budgétaires pour l’exercice 2003-2004.

« Cette expérience a été l’une des plus enrichissantes de ma carrière, souligne Yvonne Pinder. J’ai aimé travailler avec les directeurs financiers et j’ai constaté que j’avais un certain talent pour rassembler les gens. Il faut vraiment pouvoir compter sur un effort d’équipe pour mener à bien ce genre de projet. »

Cet esprit d’équipe, Mme Pinder l’exerce aussi dans son milieu, puisqu’elle a été membre du conseil d’administration de divers organismes à but non lucratif et qu’elle a assumé plusieurs fonctions au sein de CMA Canada - Saskatchewan, entre autres comme administratrice, coordonnatrice de programmes et membre du conseil d’administration. « J’accorde une grande valeur au titre de CMA. Il a joué un rôle déterminant dans ma carrière et m’a ouvert des perspectives professionnelles auxquelles je n’aurais pas eu accès autrement. » Pour souligner ses réalisations exceptionnelles, on lui a décerné le titre de FCMA en 2003.

Aujourd’hui, elle consacre ses énergies au travail qu’on lui a confié, c’est-à-dire la mise en œuvre de la technologie qui permettra une exécution harmonieuse du nouveau modèle financier de l’OUC. « La première étape est terminée et nous travaillons maintenant à la mise au point du système budgétaire en ligne. Nous sommes à régler les derniers détails. Avant de commencer à implanter un système comme celui-là, il faut se demander ce que l’on veut en retirer. Une fois qu’on le sait, on doit concevoir un plan d’action et le suivre. Cela exige beaucoup de persévérance — échéanciers, plans d’exécution, etc. — mais quand ça fonctionne, il s’agit d’un outil très efficace. »


Souvent, les secteurs d’activité traditionnels hésitent à engager des investissements stratégiques importants en TI, jusqu’au jour où cette démarche devient impérieuse. Abandonnant cette attitude conservatrice, le domaine de l’immobilier a amorcé un important virage en recrutant des stratèges de talent comme Anne-Marie Gammon, CMA, FCMA, pour assurer une mise en œuvre réussie de la TI.

Lorsque Mme Gammon s’est jointe à Summit Real Estate Investment Trust (Summit REIT) en février 2002, l’organisation se trouvait à un tournant de son histoire. Ce propriétaire d’immeubles industriels se préparait à acheter un portefeuille de biens immobiliers de 350 millions de dollars d’Aquest. À la suite de cette acquisition et de l’internalisation de sa fonction de gestion immobilière, ses effectifs sont passés de 20 à environ 140 employés. L’actif total de la société s’élève aujourd’hui à plus de 1,5 milliard de dollars, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 206 millions de dollars. Summit REIT est actuellement le plus grand propriétaire industriel coté en bourse au Canada.

Dans la foulée de cette forte croissance, les besoins en TI ont changé et Anne-Marie Gammon a conçu et piloté le programme, supervisant l’élaboration du premier plan stratégique à long terme en TI de l’entreprise.

« L’un des effets du processus de planification stratégique a été de permettre une dotation adéquate du service de TI, aujourd’hui dirigé à plein temps par un directeur de la TI. Grâce à la présence de ce gestionnaire à plein temps, mon rôle actuel dans ce secteur consiste à participer à l’établissement du budget des investissements et de fonctionnement, indique Mme Gammon. Grâce à notre système de TI, nous avons été en mesure d’optimiser le logiciel interne que nous utilisons pour nos activités. Je fais aussi partie d’une équipe d’exploitation qui a récemment mis au point un plan antisinistre pour notre organisation. L’une des composantes de ce plan est la sauve-garde et la reprise de notre système de TI, un élément jugé crucial pour la mission de notre exploitation. »

Anne-Marie Gammon utilise la technologie de manière novatrice depuis plusieurs années déjà. Au nombre des projets professionnels où elle s’est démarquée, on peut citer  sa collaboration avec Gordon Pollock, ancien vice-président directeur de CMA Canada - Nouvelle-Écosse pour l’élaboration du cours Le Réaménagement de la fonction financière, un atelier de perfectionnement en ligne pour les CMA. Elle a trouvé l’expérience enrichissante à tous points de vue. 

« C’était en 1997, explique Mme Gammon. À l’époque, ce type de programme de formation virtuel était avant-gardiste. Nous avons trouvé une grande partie des documents pour le cours sur Internet. C’était l’un des premiers projets de formation en ligne de CMA Canada. »

Si ce travail lui a plu, c’est, dans une large mesure, pour les mêmes raisons que celles qui lui font apprécier son emploi actuel — cette fonction faisait appel à ses connaissances en comptabilité et lui permettait d’ouvrir de nouveaux horizons grâce à la TI. CMA Canada a lancé Le réaménagement de la fonction financière à l’échelle du pays, et Anne-Marie Gammon a coordonné le programme sur Internet pendant les trois années suivantes.

Tant dans son travail pour CMA Canada que dans sa carrière professionnelle, Mme Gammon a voulu ajouter de la valeur aux programmes chaque fois qu’elle le pouvait. Avant de se joindre à Summit REIT, elle a travaillé durant trois ans pour l’Information Technology Institute (ITI), un chef de file en Amérique du Nord de l’enseignement des technologies de l’information au niveau des études supérieures. « Durant mon séjour à l’ITI, j’ai vu à quel point le secteur de l’éducation est concurrentiel, confie-t-elle. Les possibilités d’apprentissage se multiplient, et des programmes nombreux et variés sont désormais accessibles. Pour recruter des étudiants, CMA Canada est en concurrence non seulement avec d’autres programmes d’accréditation professionnelle, mais aussi avec les programmes de TI, de M.B.A., d’analyste financier agréé et autres programmes spécialisés. »

En tant que présidente de CMA Canada - Nouvelle-Écosse en 1999-2000, Anne-Marie Gammon a insisté sur la nécessité d’attirer des étudiants de tous les coins de la province, et pas seulement de puiser à même la population concentrée dans la région de Halifax-Dartmouth. « Nous devons maintenir la vitalité et la solidité de nos effectifs, sans quoi ceux-ci risquent de s’effriter rapidement, poursuit-elle. Il ne suffit pas d’offrir des services, nous devons aussi élaborer des stratégies pour accroître et conserver nos effectifs. » L’implantation du Programme de leadership stratégique sur support électronique a contribué à attirer des candidats. « Nous pouvons maintenant attirer des étudiants d’autres localités à l’échelle de la province. Durant mon mandat, nous avons travaillé à développer cette accessibilité démographique. »

Même si la TI a joué un rôle important dans bon nombre des projets réalisés par Anne-Marie Gammon, celle-ci a, dans le cadre de ses fonctions, touché à plusieurs autres domaines : ressources humaines, amélioration des processus d’entreprise et autres responsabilités de gestion opérationnelle. Ainsi, l’automne dernier, à titre intérimaire, elle a fait partie d’une équipe chargée de mettre sur pied la nouvelle société de gestion immobilière de Summit REIT à Mississauga, en Ontario.

Mme Gammon travaille actuellement à l’élaboration de conventions comptables avec d’autres membres de l’équipe chargée de la comptabilité et des finances de Summit ainsi qu’à l’amélioration des contrôles internes et de l’information financière chez Summit REIT. « Au cours des deux dernières années, les sociétés cotées en bourse ont fait face à de nombreux défis, notamment les nouvelles obligations d’information financière et règles de gouvernance, rappelle-t-elle. Ces changements ont des répercussions sur notre entreprise. Alors, avec d’autres membres de l’équipe de la comptabilité et des finances de Summit, je veille à ce que tous les mécanismes de conformité avec ces nouvelles mesures soient en place au sein de l’organisation. »

Malgré sa carrière trépidante, Mme Gammon continue de s’associer à CMA Canada et à d’autres organismes comme le Junior Achievement of Nova Scotia et le Canadian Institute of Public and Private Real Estate Companies in Canada (CIPPREC).

Elle tire une grande fierté de son titre de CMA. « Le programme de CMA permet de devenir un professionnel complet de la gestion, précise-t-elle. Nous maîtrisons les principes inhérents à la comptabilité, aux RH, à la TI, à la fiscalité, à l’exploitation, à la gestion et au leadership. Tous les jours, je puise dans ce bagage de connaissances diversifiées. Summit REIT m’a vraiment donné la chance de mettre toutes ces connaissances en pratique. »

Anne-Marie Gammon a reçu le titre de FCMA en septembre 2003.


Même si elle a toujours su qu’elle voulait devenir comptable, Mélanie Duquette, CMA, s’est sentie attirée par le secteur des communications dès le début de sa carrière. Avant même de terminer son baccalauréat en administration à HEC Montréal, en 1994, elle se joint au groupe Métromédia, entreprise engagée dans divers projets du domaine des communications, pour un travail d’été... qui devient bientôt permanent. Elle entame sa carrière dans cette organisation en tant que contrôleure adjointe à la division responsable de l’affichage publicitaire dans les autobus et le métro de Montréal, tout en poursuivant ses études en administration des affaires. Par la suite, en 1998, elle devient contrôleure de deux stations de radio, CIEL-FM et CIME-FM, qui appartiennent également au groupe Métromédia.

Quand Mélanie Duquette décide d’entreprendre des études de comptabilité, elle sait combien la gestion la captive. Son expérience de travail et les personnes qu’elle côtoie à l’université lui font prendre conscience qu’elle veut devenir CMA. Elle réalise cet objectif pendant qu’elle est à l’emploi de Métromédia. Sa formation de CMA, jointe à son expérience chez Métromédia, lui permet de progresser rapidement.

Le secteur des communications continue de la passionner et, après avoir œuvré dans le domaine de la publicité et de la radio, elle ne peut résister à l’appel de la télévision. « J’ai pensé que cela pourrait être intéressant d’aller voir du côté de la télévision, et j’ai tout de suite saisi l’occasion qui s’est présentée d’aller travailler à Télé-Québec », note-t-elle. Elle occupe maintenant le poste de directrice financière depuis près de quatre ans à la société d’État.

Comme diffuseur d’émissions centrées sur le savoir, l’apprentissage, la créativité et la promotion de la culture, Télé-Québec joue un rôle majeur sur le marché télévisuel et est synonyme de télévision éducative et culturelle au Québec. Depuis sa fondation en 1968, Télé-Québec se distingue par une programmation qui reflète et valorise toutes les formes d’expression, et elle éduque et informe un public varié dans tous les domaines du savoir.

Puisque Mme Duquette travaille pour une société d’État, son rôle de directrice financière diffère quelque peu de ce que l’on retrouve dans l’entreprise privée. « J’ai quitté une petite société privée pour entrer dans une grande société publique », ajoute-t-elle. Elle voulait connaître tous les aspects des communications et y acquérir de l’expérience. En arrivant à Télé-Québec, elle s’est tout de suite rendu compte d’une grande différence par rapport au monde de la radio : le milieu dans lequel elle entrait était beaucoup plus varié sur les plans culturel et artistique.

« Le milieu comptable, avouons-le, est plutôt terre à terre, tandis que la télé fait surtout ressortir le côté créateur des gens. Je suis donc amenée à côtoyer deux mondes », explique Mélanie Duquette. Cependant, elle ne s’est jamais vraiment arrêtée à réfléchir et à analyser les différences qui existent entre son poste actuel et les précédents; tout ce qu’elle veut, c’est acquérir une expérience supplémentaire. Et elle a besoin des deux volets de son travail, les finances et la création télévisuelle, pour satisfaire la passion qui l’anime.

La directrice financière travaille en étroite collaboration avec beaucoup de gens, dont les professionnels de la programmation et de la production. Pour établir les budgets, elle consulte régulièrement les gens qui s’occupent de la programmation. « Une de mes réalisations ici a d’ailleurs été la mise en place de budgets et de projections sur une base mensuelle », mentionne-t-elle. La grille de programmation fait partie des dépenses majeures de la station, et Mme Duquette voulait faire un suivi plus serré et cerner plus facilement les chiffres.

Vu son jeune âge, Mélanie Duquette a d’abord eu du mal à s’intégrer, mais elle a fini par s’imposer grâce à son expérience en gestion, à sa connaissance du milieu des médias et à l’ouverture qu’elle manifeste envers ses collègues gestionnaires de Télé-Québec.

Mme Duquette poursuit actuellement des études en vue du M.B.A., tout en continuant d’apprécier la créativité qui se manifeste dans le secteur des communications.

Robert Colman est rédacteur en chef de CMA Management. Le portrait de Mélanie Duquette a été rédigé par Julie Demers, rédactrice en chef adjointe du magazine CMA Management.

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