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Rubriques Faits récents et informations utiles La croissance, un défi pour les cadres financiers La récente enquête d’IBM menée auprès de 900 directeurs financiers du monde entier révèle qu’un tiers seulement des répondants se considèrent comme très efficaces pour ce qui est de soutenir les efforts de leur chef de la direction en vue de faire croître l’entreprise. L’enquête, réalisée en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit, dévoile un phénomène qui augure bien mal pour la compétitivité future des entreprises : près de 50 % des cadres interrogés déclarent en effet que les membres du personnel des finances sont entièrement pris par les activités transactionnelles, comme le traitement des opérations comptables et fiscales, et que seulement un quart d’entre eux se consacrent au soutien décisionnel — c’est-à-dire aux activités axées sur la performance et la croissance. En outre, les répondants déclarent que presque 60 % des sociétés de services financiers n’appuient pas leur croissance sur des processus et des activités fiables. « La rentabilité de la croissance figure au sommet des priorités du chef de la direction et représente le critère le plus important aux yeux des actionnaires et des analystes financiers; cependant, les directeurs financiers ont de la difficulté à établir des prévisions utiles à partir de l’énorme quantité de données qu’ils recueillent, déclare Nancy Thomas, chef du groupe de gestion financière au sein des Services-conseils en affaires IBM. Les cadres financiers ont le pouvoir instantané de mobiliser la croissance future en décomposant les processus et systèmes complexes et en appliquant des méthodes novatrices pour décloisonner l’information, offrir de nouvelles idées concrètes et créer des avantages concurrentiels appréciables pour leur entreprise. » Selon l’enquête, il existerait aussi un avantage financier à analyser efficacement l’information financière pour stimuler les activités de croissance. D’après l’analyse des données financières publiques de presque 300 des répondants de l’enquête, les entreprises qui publient une information efficace sur la performance, le risque et la croissance ont vu la croissance de leur chiffre d’affaires s’accélérer, et créent davantage de valeur que leurs homologues moins efficaces à cet égard.
Les résultats de l’enquête peuvent être téléchargés à l’adresse www.ibm.com/bcs/cfosurvey. Le manque d’information de qualité menace la croissance des entreprises Malgré les nombreux progrès technologiques et les dizaines de milliards de dollars investis dans la technologie de l’information au cours des cinq dernières décennies, un nouveau rapport de recherche mondial révèle que la majorité des décideurs d’entreprises ont difficilement accès à de l’information de qualité, fiable et utile sur l’exploitation et la performance financière. CFO Research Services et Deloitte Consulting LLP, filiale de Deloitte & Touche USA LLP, ont interrogé 385 hauts responsables des finances et de la TI aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Chine sur la qualité de l’information de gestion et sur sa capacité à répondre aux besoins d’information des grandes entreprises. Résultat : moins de la moitié croient avoir atteint leurs objectifs en matière de qualité de l’information (QI). Par ailleurs, 82 % pensent aussi qu’ils pourraient améliorer l’utilité de l’information financière aux fins de la planification et de la stratégie prévisionnelles. Le rapport de recherche, intitulé IQ Matters: Senior Finance and IT Executives Seek to Boost Information Quality, montre aussi qu’en l’absence de QI, la majorité des décideurs d’entreprises est forcée de consacrer du temps à rédiger des rapports et des analyses spéciaux et à réconcilier les « diverses versions de la réalité ». « La piètre qualité de l’information est l’un des plus graves problèmes qui se posent aux entreprises d’aujourd’hui — et la quantité de données que doivent gérer les sociétés ne cesse d’augmenter, explique Ann Senn, directrice générale nationale de la stratégie et de l’innovation à Deloitte Consulting. Visiblement, les sociétés doivent améliorer la qualité de l’information pour pouvoir exercer leurs activités sur le marché et dans le climat réglementaire d’aujourd’hui. » Parmi les principaux facteurs de la médiocrité de la QI, plus de 80 % des répondants citent la disparité et l’absence d’intégration des systèmes de TI, ainsi que la multiplicité des processus d’affaires. La production de rapports et d’analyses spéciaux pour compléter les rapports produits par les systèmes, les programmes d’encouragement mal ciblés et les plans et budgets irréalistes contribuent aussi à la médiocrité de la QI. Pour en savoir plus, visitez le site www.deloitte.com. L’utilisation du capital économique : un mouvement qui prend de l’ampleur dans les banques canadiennes L’utilisation du capital économique s’intensifie de façon notable dans le secteur des services financiers du monde. Les banques canadiennes sont à l’avant-garde et utilisent activement le capital économique comme outil financier, selon une nouvelle étude réalisée par PricewaterhouseCoopers (PwC), en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit. L’étude révèle que 44 % des établissements financiers du monde entier ont déjà recours au capital économique, tandis que 13 % prévoient le faire au cours des 12 prochains mois. Toutefois, un quart des entreprises (25 %) ont indiqué ne pas du tout avoir l’intention d’utiliser le capital économique, et un tiers se sont dites sceptiques quant à sa valeur. L’étude, intitulée Effective Capital Management: Economic Capital as an Industry Standard?, a permis de recueillir le point de vue de plus de 200 cadres supérieurs du secteur des services financiers partout dans le monde. Le capital économique et d’autres méthodes avancées portant sur les fonds propres à risque permettent aux entreprises de quantifier les risques auxquels elles sont exposées de même que le capital nécessaire pour couvrir ces risques et les rendements réels corrigés du risque. Qu’il s’agisse de l’incidence de l’ouragan Katrina sur les réassureurs ou des risques auxquels sont exposés les prêteurs hypothécaires dans l’éventualité d’un effondrement du marché immobilier, le capital économique peut contribuer à assurer une protection contre les pertes. D’autres secteurs ont emboîté le pas aux institutions financières et tirent parti des meilleures pratiques établies par des entreprises, comme les banques canadiennes, qui ont fait œuvre de pionnier en matière d’utilisation du capital économique. « Encouragées par l’adoption de nouvelles règles telles que celles de Bâle II, les six grandes banques canadiennes ont déjà accompli beaucoup de travail sur les modèles de capital économique. Elles élaborent et perfectionnent continuellement ces modèles, explique Diana Chant, associée de PwC et leader du groupe des services au secteur financier de PwC au Canada. Le défi consiste à trouver le moyen d’étendre leur utilisation aux unités organisationnelles de base et à trouver un juste équilibre en ce qui concerne la divulgation de l’information aux marchés financiers. » Dans le cadre de l’étude, PwC a constaté que les répondants jugeaient le capital économique plus utile comme outil permettant de définir la propension au risque et d’établir les limites de risques de leur entreprise que comme moyen de satisfaire aux exigences réglementaires en matière de capital. Plus de 95 % des répondants qui ont utilisé ou prévoient utiliser le capital économique ont déjà obtenu, ou prévoient obtenir une meilleure affectation du capital qu’en vertu d’un modèle de capital réglementaire. De nombreux établissements ne tirent pas pleinement parti de la valeur du capital économique. L’étude a montré que le degré de compréhension des cadres supérieurs des applications du capital économique dans le secteur des affaires variait beaucoup d’un établissement à l’autre. Pour en savoir plus, visitez le site www.pwcglobal.com. L’économie des villes de l’Ouest en pleine expansion Tout comme en 2005, les villes de l’ouest du Canada arriveront cette année en tête du palmarès des métropoles canadiennes dont l’économie croît le plus rapidement. C’est ce que révèle Le Conference Board du Canada dans sa Note de conjoncture métropolitaine de l’hiver 2006. « En 2005, huit des neuf métropoles canadiennes qui ont affiché l’expansion économique la plus rapide, Edmonton en tête, se situaient dans l’ouest du pays. Cette année, quatre des cinq premières places du palmarès devraient revenir à des villes de l’Ouest », déclare Mario Lefebvre, directeur du Service des notes de conjoncture métropolitaine. Grâce à l’activité liée aux Jeux Olympiques, le secteur de la construction devrait connaître une autre année de croissance exceptionnelle en 2006 et faire de Vancouver le champion de la croissance économique au Canada. Près de 31 000 emplois devraient être créés à Vancouver en 2006, et l’on s’attend à ce que le PIB réel de la ville progresse de 4 %. Le PIB réel de Calgary devrait augmenter de 3,8 % en 2006, soit légèrement moins qu’en 2005. Le dynamisme de l’activité du secteur de la construction et des services non résidentiels soutiendra la croissance de l’emploi et, du même coup, la demande intérieure. Après une performance relativement modeste en 2005, le PIB réel de la région métropolitaine de recensement de Toronto devrait afficher un gain solide de 3,7 % en 2006, son taux de croissance le plus élevé en quatre ans. Un redressement de l’activité manufacturière est à prévoir à mesure que le secteur continue de s’adapter à l’appréciation du huard. Entre 2007 et 2010, la croissance économique de Toronto devrait dépasser, en moyenne, celle de toutes les autres villes canadiennes. Avec une croissance du PIB réel de 5,2 %, Edmonton a dominé l’ensemble des métropoles économiques canadiennes en 2005. L’expansion ralentira à 3 % en 2006, un rythme tout de même soutenu, car les investissements liés à l’énergie demeureront élevés et l’emploi reprendra après avoir marqué une pause d’un an en 2005. Pour lire le texte complet de la Note, visitez le site www.conferenceboard.ca. La surcharge des mots de passe : une situation à risques considérables Selon un sondage mené vers la fin de l’an dernier auprès d’utilisateurs des technologies de l’information en entreprise, il semble que dans le cadre de leurs fonctions, les employés soient contraints de gérer un nombre dangereusement élevé de mots de passe. En effet, les résultats de l’enquête Password Management Survey révèlent que la frustration inhérente à la gestion des mots de passe suscite des comportements qui pourraient compromettre la sécurité des TI. L’étude a porté sur environ 1700 chefs de services informatiques, directeurs de la sécurité et directeurs, gestionnaires et administrateurs des TI au sein d’entreprises des É.-U.; elle a été menée par la société RSA Security de Bedford, dans le Massachusetts, qui se spécialise dans la protection des identités en ligne et des ressources numériques. On y apprend que 28 % des répondants doivent gérer plus de treize mots de passe, tandis que 30 % disent en utiliser au moins de six à douze. Près de 90 % des participants au sondage ont indiqué être frustrés par le processus de gestion des mots de passe. En effet, les politiques contraignantes des entreprises en ce domaine prévoient l’obligation d’utiliser de multiples mots de passe, de plus en plus longs et complexes, et qui doivent être modifiés régulièrement, ce qui nuit à leur gestion efficace. Mais le pire, c’est que pour parvenir à assurer le suivi de leurs mots de passe, les employés adoptent des comportements qui minent la sécurité de l’entreprise. Parmi les comportements les plus à risque, citons :
Malheureusement, certains estiment que la complexité de la gestion des mots de passe pourrait empirer à cause des multiples mesures réglementaires de conformité, telles que les dispositions de la Loi Sarbanes-Oxley adoptée en 2002 aux É.-U., qui prévoient l’obligation d’adopter des pratiques mieux sécurisées pour protéger les renseignements personnels et d’améliorer les mesures de contrôle de la sécurité à l’interne. De plus, à mesure que les entreprises croissent et qu’elles doivent prévoir un plus grand nombre de portails pour mener leurs opérations commerciales, elles sont tentées de recourir encore davantage aux mots de passe pour ajouter des couches de sécurité. Pour télécharger une copie du sondage, rendez-vous au site Web du International Institute of Auditor, au www.theiia.org/download.cfm?file=51. Haute technologie La nouvelle version du progiciel Simple comptable vise à simplifier le processus de tenue des livres dans les petites et moyennes entreprises. par Karine Benzacar, CMA Pour parer à la concurrence croissante dans le secteur des services aux PME, la société Sage Software inc. a récemment décidé de lancer une nouvelle version améliorée de son progiciel Simple comptable. On y trouve de nombreuses nouveautés qui améliorent le fonctionnement du logiciel, aussi bien pour le comptable que pour l’utilisateur grand public. La société Sage a encore du travail à faire, mais la nouvelle version est un pas dans la bonne direction. Les améliorations... du point de vue du comptable Dans l’optique du comptable, l’une des meilleures améliorations est la nouvelle édition Expert. Cette nouvelle version supprime en effet bon nombre des contrôles logiciels que contenait l’ancienne version et qui étaient conçus pour empêcher les utilisateurs non comptables de commettre des erreurs dans le classement de leurs registres; les utilisateurs comptables disposent ainsi d’une plus grande souplesse. Par exemple, ils peuvent facilement reporter des écritures de journal dans n’importe quel compte, tandis que dans la version grand public, les reports sont interdits dans certains comptes. La présence d’une telle fonction dans la version de l’an dernier aurait permis d’épargner bien des heures de travail. Par ailleurs, tandis que ses clients effectuent leurs transactions quotidiennes dans un fichier distinct, le comptable peut dorénavant exporter les grands livres de ces derniers et faire des écritures de journal dans leurs fichiers. Il pourra procéder par la suite à la fusion des deux fichiers. Cela représente un avantage significatif, car les clients n’ont plus besoin de retarder leurs tâches quotidiennes, comme la facturation, en attendant que le comptable ait terminé de passer leurs livres en revue. Édition Expert permet aussi au comptable d’avoir accès à diverses autres fonctions utiles, comme la renumérotation des comptes et l’élaboration automatique des notes accompagnant les états financiers. ... et pour les utilisateurs grand public Les comptables ne sont pas les seuls à pouvoir profiter des améliorations apportées à Simple comptable. En effet, les acheteurs des trois autres versions de Simple comptable — Standard, Pro et Supérieur — profitent d’une nouvelle interface utilisateur améliorée. Dorénavant, il est possible de sauvegarder des photos des stocks en formats JPEG et GIF. Et il est devenu beaucoup moins compliqué d’importer et d’exporter des fichiers entre Simple comptable et d’autres logiciels, comme Excel, Word et les progiciels d’élaboration des déclarations d’impôt. Les versions Pro et Supérieur comportent certaines améliorations que n’offre pas la version Standard :
... et pour tous Quel que soit le logiciel utilisé, l’accès à un solide service d’assistance technique est tout aussi important que la qualité du produit comme telle. Or, Sage Software a considérablement réduit les délais d’attente téléphonique (passant de plus d’une heure en moyenne au début de l’an dernier à quelques minutes à peine maintenant) et a rehaussé la qualité et le niveau de connaissance de son personnel préposé à l’assistance téléphonique. Quels points faudrait-il encore améliorer? Simple comptable comporte encore quelques caractéristiques peu pratiques que Sage Software n’a pas corrigées. Il existe certes des façons de les contourner, mais cela est parfois fastidieux. Ainsi, les utilisateurs ne peuvent pas automatiquement contre-passer une écriture de journal. Ils doivent plutôt le faire manuellement ou encore accéder à l’écriture initiale et en supprimer toutes les données. Les représentants de Sage Software affirment que cette situation sera éventuellement corrigée. Par ailleurs, les factures et les opérations d’achats ne peuvent pas être sauvegardées temporairement en mode « ébauche ». Les utilisateurs doivent plutôt terminer l’opération ou la reprendre entièrement du début ou encore effectuer une opération incomplète puis la régulariser ultérieurement. Si l’on adopte cette dernière approche, les registres comptables deviennent très complexes et difficiles à retracer, car le logiciel effectue une contre-passation de l’écriture initiale de journal et en crée une nouvelle. Bien que les utilisateurs puissent acheminer directement des factures par courriel à l’aide de Simple comptable, il leur est interdit de le faire à plus d’un destinataire. Le logiciel limite également à environ 30 lignes le texte qui accompagne la facture. On peut contourner cette limite en sauvegardant la facture sous la forme de fichier et en joignant ce dernier à un courriel ordinaire. Au moment de visualiser ou d’imprimer une facture, il n’est pas facile de déterminer si celle-ci a été payée ou non. Les utilisateurs doivent plutôt se rendre dans une autre section de Simple comptable, y visualiser les paiements reçus des clients et indiquer manuellement s’il s’agit d’une facture payée ou non. Cette façon de faire est particulièrement fastidieuse lorsqu’un client demande une copie d’une facture payée. Il serait plus utile d’afficher l’état du paiement directement à l’écran et sur la facture. Simple comptable ne comporte aucune description des codes IGRF (terme fiscal désignant l’Index général des renseignements financiers). Les utilisateurs doivent donc se reporter à la documentation sur la fiscalité pour consulter ces codes. La note finale Dans l’ensemble, le progiciel offre des avantages qui compensent largement ses lacunes. Il est dorénavant beaucoup plus souple et convivial, aussi bien pour les comptables que pour les autres utilisateurs. Sage Software a bien fait de renforcer son produit avant que Microsoft ne lance sur le marché canadien son propre progiciel destiné aux PME et dont la sortie est prévue au cours de l’année qui vient. Karine Benzacar, CMA, MBA (karine@knowledgeplus.ca), est directrice générale de Knowledge Plus Corporation, une société qui offre aux entreprises des services-conseils et de la formation à l’échelle de l’Amérique du Nord. Nouveaux logiciels |