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Août/Septembre 2008
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Tout ce qui brille n’est pas or

La flambée du prix de l’or, atteignant un record absolu au début de 2008, a créé une nouvelle frénésie autour du métal jaune.

par Michael Low, CMA

Avant d’ajouter des titres aurifères ou le métal lui-même à un portefeuille, il faut faire preuve de prudence car l’or a l’habitude de décevoir les investisseurs à longue échéance.

Trois raisons sont couramment invoquées pour investir dans l’or, et il importe de s’interroger et de les soumettre à une analyse critique. Une première raison d’investir dans l’or est la protection qu’il offre contre l’inflation. Or, la montée récente du prix du métal jaune est survenue dans un contexte d’inflation faible et de prévisions inflationnistes modestes.

Par conséquent, au lieu de l’or qui n’évolue pas toujours parallèlement à l’inflation, l’investisseur pourrait opter pour des obligations à rendement réel protégées contre l’inflation. Comme leur nom l’indique, ces obligations versent un taux d’intérêt ajusté selon l’inflation, réduisant ainsi au minimum l’impact de toute hausse généralisée des prix.

Influences américaines

Une deuxième raison d’investir dans l’or réside dans le désir de profiter du recul du dollar US. Le prix de l’or étant fixé dans cette monnaie, il tend à évoluer à l’inverse du cours de celle-ci. Ainsi, en septembre dernier, le billet vert a chuté tandis que le métal jaune a monté. Cependant, la hausse du prix de l’or a été plus forte que la baisse de la devise américaine, ce qui semble indiquer que ses fluctuations ne dépendent pas uniquement du dollar US.

Par conséquent, un investisseur pourrait trouver plus prudent d’investir dans un portefeuille mondial d’actions et d’obligations, car celui-ci pourrait conserver sa valeur même si la descente du dollar US se poursuivait.

Il importe aussi de savoir que les actions et les obligations ont procuré un meilleur rendement historique que l’or. Prenons l’exemple d’un investisseur qui aurait acheté de l’or et les titres de la Bourse de Toronto au début de n’importe quel mois depuis 1970 et qui les aurait conservés pendant dix ans. Cette personne aurait constaté que les actions auraient surpassé l’or, à raison de 8 % contre 5 %. Par ailleurs, l’or a produit un résultat négatif 38 % du temps, tandis que les actions n’ont jamais affiché de taux de rendement négatif.

Troisième raison d’investir dans l’or : la diversification et la possibilité de compenser le déclin d’autres placements. Mais rien ne prouve que l’or offre cet avantage. Lors des replis récents du marché, le prix de l’or et les actions mondiales ont tous deux chuté.

L’or pourrait certes redevenir un actif non lié aux marchés, mais l’investisseur trouvera peut-être préférable de s’en tenir à une vaste gamme de placements. La diversification ne garantit pas un gain et ne protège pas contre une perte advenant une baisse des marchés, mais l’investisseur discipliné à long terme pourrait se rendre compte qu’à longue échéance, la diversification constitue une bien meilleure stratégie qu’un placement dans l’or.

Michael Low, CMA, (michael.low@edwardjones.com) est conseiller financier chez Edward Jones à Toronto.

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