Accueil     Contacts     Contenu rédactionnel     Publicité     Abonnement     Archives     Recherche     CMA Canada  
Dernier Numéro
Août-Septembre 2010
CMA Management est un magazine d'affaires dynamique conçu pour aider les cadres dirigeants à prendre des décisions éclairées et leur assurer un avantage stratégique. Publié par CMA Canada, CMA Management est distribué à plus de 35 000 CMA et 10 000 aspirants CMA et étudiants. On peut également se procurer le magazine par abonnement.
Chroniques Contenu   Imprimer le texte seulement

Génération X : une retraite difficile à planifier

La plupart des membres de la génération X accusent du retard dans leur épargne-retraite. Comme ils sont lourdement endettés ou aux prises avec un budget réduit, l’épargne est souvent le dernier de leurs soucis.

par Michael Low

Le temps est venu pour la génération X de songer sérieusement à la planification de la retraite.

Les membres de la génération X (les « X », c’est-à-dire les personnes nées entre 1965 et 1980) ont encore beaucoup d’années devant eux avant la retraite. Cependant, ils devraient tout de même songer à épargner et à investir en vue du jour où ils cesseront de travailler.

Car dans les faits, de nombreux X ont plutôt tendance à dépenser et à ne pas placer la planification de leur retraite au centre de leurs préoccupations. Une étude américaine a révélé qu’environ la moitié de tous les travailleurs nés entre 1965 et 1972 risquent d’être incapables de maintenir leur niveau de vie à la retraite. (Cette étude n’a pas pris en compte les plus jeunes membres du groupe, car leur histoire financière est trop courte pour effectuer des prévisions valables à propos de leur comportement futur.)

Quel est le problème? Les X n’épargnent pas assez pour financer le type de retraite qu’ils aimeraient avoir.

Voici quelques suggestions à l’intention des gens peu enclins à épargner ou des parents qui ont un enfant trop peu soucieux de son avenir financier :

  • Éviter de paniquer. Les X possèdent un atout important : le temps. Les plus vieux d’entre eux atteindront l’âge normal de la retraite, qui est de 65 ans, dans environ 25 ans. Ils ont donc suffisamment de temps pour prendre des décisions financières qui leur permettront de faire de grands pas vers la réalisation de leurs objectifs de retraite.
  • Tirer parti des possibilités d’épargne-retraite. Un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) constitue l’un des meilleurs moyens d’épargner en prévision de la retraite, car les cotisations au REER sont un placement à impôt différé. Au fil du temps, le REER permet d’accumuler un patrimoine beaucoup plus important que les placements à l’extérieur d’un tel régime. De plus, les cotisations peuvent réduire considérablement l’impôt à payer. Il vaut donc mieux cotiser le plus rapidement possible.
  • Déterminer ses objectifs de retraite. Tout le monde se fait une idée différente de la retraite idéale. Une personne peut vouloir travailler jusqu’à 65 ans puis créer une petite entreprise, tandis qu’une autre peut vouloir prendre une retraite anticipée et voyager partout dans le monde. La stratégie d’épargne et de placement doit être fondée sur des objectifs individuels.
  • Obtenir l’aide d’un professionnel. Il n’est pas toujours facile d’établir et de suivre des stratégies de placement à long terme. Un professionnel des finances peut aider les X à déterminer quels placements leur conviennent, quelle stratégie de placement ils devraient adopter et à quel moment ils devraient apporter des modifications à leur portefeuille. La retraite peut sembler lointaine aux membres de la génération X, mais elle se rapproche chaque jour.

Investir à l’intérieur ou à l’extérieur d’un REER?

Faut-il investir à l’intérieur d’un REER ou détenir ses placements à l’extérieur d’un REER?

La réponse n’est pas simple, car cela dépend de la situation et des objectifs de chacun. Il peut parfois s’avérer nécessaire d’investir à la fois à l’intérieur et à l’extérieur d’un REER.

Dans la plupart des cas, le REER devrait être le premier choix de l’investisseur, car la croissance du capital à l’abri de l’impôt dans un régime d’épargne-retraite peut générer un patrimoine beaucoup plus important que les placements à l’extérieur d’un REER. De plus, la cotisation annuelle génère une déduction d’impôt. En réinvestissant le remboursement d’impôt généré par la cotisation, il est possible d’accroître encore davantage son patrimoine.

Voici un exemple qui illustre l’avantage d’investir dans un REER. Prenons deux stratégies de placement sur une période de 30 ans : 5 000 $ investis dans un REER chaque année avec réinvestissement du remboursement d’impôt, et 5 000 $ investis à l’extérieur d’un REER chaque année.

Les avantages d’un REER sautent aux yeux. La personne qui a investi dans un REER dispose d’une somme additionnelle de 89 828 $. (Si les rendements du placement hors REER n’étaient pas imposables à 100 %, comme dans le cas des gains en capital ou des dividendes, l’avantage du REER serait cependant moins important).

Le REER offre aussi d’autres avantages, comme la possibilité de fractionner son revenu. Un couple peut ainsi réduire son impôt sur le revenu global à la retraite. Bien entendu, on ne peut cotiser plus qu’un montant donné chaque année. Pour atteindre ses objectifs financiers, on peut devoir investir davantage que le plafond le permet. Les placements non enregistrés sont donc essentiels pour constituer un patrimoine à des fins autres que la retraite, notamment l’achat d’une maison ou d’un chalet, le lancement d’une entreprise ou des vacances.

Le REER ne constitue pas l’unique type de placement offrant des avantages fiscaux. Les gens qui investissent à l’extérieur d’un REER bénéficient d’un allègement fiscal sur les gains en capital, car seulement la moitié de ces gains est imposable au moment de la vente d’un placement. Les dividendes générés par des actions canadiennes sont aussi admissibles à un crédit d’impôt.

En investissant à la fois à l’intérieur et à l’extérieur d’un REER, il est possible de répartir l’actif plus efficacement en vue de réduire l’impôt sur le revenu. Par exemple, un investisseur peut conserver certains placements boursiers à l’extérieur d’un régime d’épargne-retraite afin de profiter de l’allègement fiscal sur les gains en capital et les dividendes. Par ailleurs, il peut conserver ses placements productifs d’intérêts à l’intérieur d’un REER, où ils fructifieront à l’abri de l’impôt. À l’extérieur d’un REER, les intérêts sont entièrement imposables au taux marginal d’imposition. En somme, la meilleure approche consiste à cotiser au maximum à son régime d’épargne-retraite chaque année, puis à se concentrer sur les placements non enregistrés.

Michael Low, CMA (michael.low@edwardjones.com), est conseiller financier chez Edward Jones, à Toronto.

Haut