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Chroniques Génération X : une retraite difficile à planifier La plupart des membres de la génération X accusent du retard dans leur épargne-retraite. Comme ils sont lourdement endettés ou aux prises avec un budget réduit, l’épargne est souvent le dernier de leurs soucis. par Michael Low
Les membres de la génération X (les « X », c’est-à-dire les personnes nées entre 1965 et 1980) ont encore beaucoup d’années devant eux avant la retraite. Cependant, ils devraient tout de même songer à épargner et à investir en vue du jour où ils cesseront de travailler. Car dans les faits, de nombreux X ont plutôt tendance à dépenser et à ne pas placer la planification de leur retraite au centre de leurs préoccupations. Une étude américaine a révélé qu’environ la moitié de tous les travailleurs nés entre 1965 et 1972 risquent d’être incapables de maintenir leur niveau de vie à la retraite. (Cette étude n’a pas pris en compte les plus jeunes membres du groupe, car leur histoire financière est trop courte pour effectuer des prévisions valables à propos de leur comportement futur.) Quel est le problème? Les X n’épargnent pas assez pour financer le type de retraite qu’ils aimeraient avoir. Voici quelques suggestions à l’intention des gens peu enclins à épargner ou des parents qui ont un enfant trop peu soucieux de son avenir financier :
Investir à l’intérieur ou à l’extérieur d’un REER? Faut-il investir à l’intérieur d’un REER ou détenir ses placements à l’extérieur d’un REER? La réponse n’est pas simple, car cela dépend de la situation et des objectifs de chacun. Il peut parfois s’avérer nécessaire d’investir à la fois à l’intérieur et à l’extérieur d’un REER. Dans la plupart des cas, le REER devrait être le premier choix de l’investisseur, car la croissance du capital à l’abri de l’impôt dans un régime d’épargne-retraite peut générer un patrimoine beaucoup plus important que les placements à l’extérieur d’un REER. De plus, la cotisation annuelle génère une déduction d’impôt. En réinvestissant le remboursement d’impôt généré par la cotisation, il est possible d’accroître encore davantage son patrimoine. Voici un exemple qui illustre l’avantage d’investir dans un REER. Prenons deux stratégies de placement sur une période de 30 ans : 5 000 $ investis dans un REER chaque année avec réinvestissement du remboursement d’impôt, et 5 000 $ investis à l’extérieur d’un REER chaque année. Les avantages d’un REER sautent aux yeux. La personne qui a investi dans un REER dispose d’une somme additionnelle de 89 828 $. (Si les rendements du placement hors REER n’étaient pas imposables à 100 %, comme dans le cas des gains en capital ou des dividendes, l’avantage du REER serait cependant moins important).
Le REER ne constitue pas l’unique type de placement offrant des avantages fiscaux. Les gens qui investissent à l’extérieur d’un REER bénéficient d’un allègement fiscal sur les gains en capital, car seulement la moitié de ces gains est imposable au moment de la vente d’un placement. Les dividendes générés par des actions canadiennes sont aussi admissibles à un crédit d’impôt. En investissant à la fois à l’intérieur et à l’extérieur d’un REER, il est possible de répartir l’actif plus efficacement en vue de réduire l’impôt sur le revenu. Par exemple, un investisseur peut conserver certains placements boursiers à l’extérieur d’un régime d’épargne-retraite afin de profiter de l’allègement fiscal sur les gains en capital et les dividendes. Par ailleurs, il peut conserver ses placements productifs d’intérêts à l’intérieur d’un REER, où ils fructifieront à l’abri de l’impôt. À l’extérieur d’un REER, les intérêts sont entièrement imposables au taux marginal d’imposition. En somme, la meilleure approche consiste à cotiser au maximum à son régime d’épargne-retraite chaque année, puis à se concentrer sur les placements non enregistrés. Michael Low, CMA (michael.low@edwardjones.com), est conseiller financier chez Edward Jones, à Toronto. |